Pourquoi se fatiguer pour être fashion à tout prix, le vintage est déjà démodé!

So 1960!

So 1970!

“Carte Burlesque de Londres, le meilleur des aventures urbaines décadentes.” C’était lors d’un de mes tout premiers errements dans les quartier “typiques” de la capitale, à Old Crompton Street. On me tend le prospectus. Le titre me parle, je me dis qu’il serait judicieux et cultivé d’en saisir la signification avant d’envoyer le papier rejoinder ses petits camarades… “Retro Fashion, Vintage Clothing, 60s style…”. Camden Bang Bang, Pop clothing, Beyond Retro, Absolute Vintage, Blondie, Brick Lane Rokit, A Dandy in Aspic sont desormais pour moi bien plus qu’un vague souvenir de prospectus saugrenu…

Les lieux valent en effet le détour: clients au look improbable, vendeurs poussiéreux et fringues décalés… Ou peut etre bien l’inverse. Qu’importe, j’y ai meme déniché des bottes de plus de 150 ans qu’on aurait crues tout droit sorties d’All Saints!

Dans certaines boutiques, les vetements suspendus au plafond défient la gravité. Peut etre est-ce le temps, défié en ces lieux, qui semble lui meme suspendu… Tout ici concourt au craquage, et j’ai craqué! Peut etre ai-je été autant charmé par la vendeuse, qu’on prendrait pour un figurant de Grease, que par les bottes a talon 70s style Cow Boy. Sentant certainement qu’un doute me traversait l’esprit quant à la bonne taille des bottes, la patronne me lance: “vous inquietez pas, si vous vous sentez serré. Vous avez juste un pied plus gros, pas de quoi passer à coté de l’affaire du siècle, enfin!”. Rassuré par la sagesse du propos, me voilà heureux propriétaire. Enfin… Propriétaire, c’est indubitable. Heureux, je ne l’aurais été que jusqu’au lendemain, ou j’ai rencontré la face obscure des bottes. En tentant plus précisément de les enlever le soir, essayant fiévreusement toutes les positions pour libérer mon pied droit, envisageant meme la chirurgie d’urgence (les ciseaux!)… C’est finalement un spray “Shoe Stretch” miraculeux accompagné de graisse de phoque qui a rendu une taille manquante à un Paul qu’on avait tout bonnement du se faire caser avec un Jean. Je savais que la beauté avait un prix, j’en connaissais moins les clauses asterisquées. Voilà qui est chose faite.


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