#Digital #Axa #SeedFactory #AmélieOudéa-Castéra: Comment Axa se nourrit auprès de nos start up | Economie | Var-Matin

Ne pas se laisser « kodakiser ». Inventer un modèle qui imbrique l’univers physique et digital dans un monde où le consommateur a le pouvoir. Pour Axa, l’enjeu est majeur

S’il y a un syndrome qu’Axa veut éviter à tout prix, c’est celui de Kodak, ce grand groupe qui n’a pas su prendre le tournant du numérique et dont le business a perdu toute sa valeur alors que l’innovation était à sa portée.

Pour saisir la bonne idée au rebond, Amélie Oudéa-Castéra, la directrice du marketing, du service et du digital France du géant de l’assurance – 57 pays, près de 200.000 collaborateurs et 6 millions de clients – va au contact des territoires.

Cette semaine, elle s’est intéressée de près à l’écosystème niçois et sophipolitain. Échanges avec des start upaccompagnées par BA06 au siège de notre journal, intervention lors du MyApéroNice, à l’espace de coworking

Les satellites, l’ancienne championne de tennis a pris un bain bouillonnant dans le vivier azuréen.

 

Les enjeux du digital pour rester un grand groupe

En quoi les start up azuréennes vous intéressent-elles ?

Un grand groupe comme le nôtre a besoin de se nourrir et d’être accompagné dans sa transition numérique. La seule solution pour prendre le bon virage, c’est d’être en alerte, en symbiose avec les acteurs de la transition.

Pourquoi vous réinventer ?

Parce que le consommateur a repris le pouvoir. Dans des métiers techniques comme l’assurance, on ne peut plus être dans le « nous on sait, vous pas ». Toute l’information est sur le web et, avec la montée en puissance des comparateurs, on se doit d’expliquer nos métiers, avec des outils pertinents. Si on ne bouge pas, le concurrent qui prendra le soin d’expliquer son métier dans des termes qui parlent aux gens nous rayera de la carte. 33 % des individus sont influencés dans leur souscription d’assurance par les commentaires postés sur les réseaux sociaux.

Allez-vous vers le tout digital ?

Ce n’est pas notre stratégie. Si on devait tout transférer en digital, ce serait compliqué, mais on y arriverait. Mais ce serait oublier que, si nous sommes des êtres de plus en plus numériques, parallèlement, nous avons toujours plus besoin d’un contact humain, d’une réassurance en local. Ce que nous devons inventer, c’est cette combinaison entre la proximité apportée par l’agent général et les outils du numérique.

La concurrence d’Amazon et Google rebat-elle les cartes ?

Ce n’était déjà pas facile de se battre contre des gros qui nous ressemblent, des mutuelles et des banques assureurs, mais ça l’est encore plus avec ces deux géants du net. Nous avons une exigence de perfection et de fluidité dans les parcours clients, qui doit être digne de ces géants. Les progrès à effectuer sont considérables. D’autant que les changements ne sont pas juste gigantesques, ils sont incroyablement rapides. En 2012, 15 milliards d’objets étaient connectés. En 2020, ce sera 80 milliards. En 2013, 102 milliards d’applis ont été téléchargées versus 64 en 2014. C’est exponentiel. C’est pourquoi il va falloir courir très vite pour passer devant. Et ça, on va devoir le faire avec l’aide des start up.

 

Axa France est attaché à la co-créativité

En pleine réinvention de son métier, Axa France est très attaché à la co-créativité. «On est très à l’écoute du local, des tendances de marché et des entrepreneurs pour garder notre esprit d’innovation. On investit massivement dans notre transition numérique, pour nos sitesweb, nos espaces clients, notre présence sur les réseaux sociaux, l’ingénierie de nos processus pour une relation client plus simple, le data et le développement d’applications. Le tout en jeu collectif. Deux applis qui viennent de sortir en sont l’illustration : Mon Axa, initiée par l’agent général Éric Maurin, prototypée par Azuriel Technologies et Beepers, créateur de communautés mobiles, implanté à Sophia, développée en multipays et déjà téléchargée 30.000 fois en deux mois et demi, et Axa Drive qui est centrée sur l’automobiliste, le bon conseil, sur la nature du trafic comme le comportement sur la route. »

 

viaComment Axa se nourrit auprès de nos start up | Economie | Var-Matin.

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